Les Aiglons

aiglons 01À Lausanne en Suisse, l'histoire des groupes débute dans plusieurs quartiers à la fin des années 50. En 1961, Laurent Florian (guitare rythmique), Léon Francioli (guitare solo), Antoine Ottino (guitare basse), montent une formation instrumentale à Chailly, sur les hauts de la ville. Ils engagent un premier batteur, Michel Schmalz qui ne donne pas satisfaction au terrible Léon, futur musicien professionnel, qui lui préfère un copain des bancs d'école: Christian Schlatter. Très inspirés par les Shadows, les Aiglons démarrent à quatre et c'est l'arrivée de l'organiste Jean-Marc Blanc, fin 1962, qui va donner un nouveau style sonore au groupe. Le 4 janvier 1963, les cinq lausannois jouent à Paris, sur la scène du Golf Drouot et rencontrent René Porchet, alias Ken Lean, directeur artistique au service d'Eddie Barclay. Ils sont auditionnés le lendemain au studio Hoche, puis renvoyés en Suisse pour y travailler « Stalactite », une création de Jean-Marc à qui Ken Lean donne une "couleur" très particulière. Le premier 45 tours des Aiglons est enregistré à Paris les 20, 21 et 22 mai 1963. "Stalactite" devient immédiatement « chouchou » à « Salut les Copains ». Pour les p'tits Suisses, ce fut le début de la gloire. Ils se hissèrent même au Cashbox américain, sous le nom de "Eagles" et on leur proposa, en 1964, de rejoindre l'organisation de Claude François. Cette offre resta sans suite en raison du véto de leurs parents. Après avoir publié quatre super 45 tours, participé à des tournées (avec notamment Gene Vincent, les Chats Sauvages, Hugues Aufray), en France, Belgique, Allemagne, Suisse et Italie, le groupe se sépara en 1966. Les Aiglons ont vendu plus d'un million de disques dans une vingtaine de pays. Léon Francioli, guitariste des Aiglons, est décédé à Lausanne le 9 mars 2016, d’un cancer.

Le temps des succès
Fondé en 1961, le groupe lausannois Les Aiglons a été le seul et unique orchestre de rock suisse romand à vivre totalement l’ambiance des sixties, des yé-yés et des idoles de jeunes. Avec leurs deux premiers disques, « Stalactite » et « Panorama », ils ont atteints le haut des hit-parades français, suisses, belges, américains (30e au cash-box avec « Stalactite », sous le nom des « Eagles »), argentins, italiens et même … japonais. Créateurs d’un son et d’une technique révolutionnaire pour l’époque, ils ont vendus plus d’un million de disques dans 20 pays. Vedettes des disques Barclay de 1963 à 1965, les Aiglons sont devenus à leur tour les modèles de plusieurs autres artistes, attirés par ce que l’on appelait alors la musique électronique. C'est à l’automne 1961 que Léon Francioli (guitare solo) et Laurent Florian (guitare rythmique), deux potes habitants dans le même immeuble à Lausanne (Suisse), au 16 de l’avenue de Chailly, décident de monter un groupe de rock. Pour compléter l'ensemble, ils ont recruté Antoine Ottino aiglons 03(guitare basse) et Michel Schmalz (batterie). Les Aiglons sont nés. Grâce à la virtuosité et aux connaissances musicales de Léon, qui étudie le piano depuis son plus jeune âge. Début 1962, Michel Schmalz quitte le groupe suite à un différent avec Léon Francioli. Il est remplacé par un camarade d'école de ce dernier. Après un été de répétitions et la participation à la «Coupe Suisse des orchestres de rock» (22 septembre 1962), le groupe souhaite apporter une nouvelle sonorité à son répertoire. Il fait appel à Jean-Marc Blanc (surnommé Nac), un autre camarade du collège de Béthusy. Son arrivée au sein du groupe aura une importance décisive pour l'avenir du band. La sonorité de son orgue électronique (Hohner), mais aussi quelques compositions offriront aux Aiglons leur vraie personnalité.
Premier disque : « Stalactite » : Il programme le titre comme « chouchou » de la semaine, au début et à la fin de l'émission. Le succès est immédiat. A Lausanne, dans son bureau d'apprenti de commerce, Christian Schlatter écoute, ébahi, le succès de son groupe. Les autres ne tardent pas à en faire de même: les Aiglons vont devenir des vedettes du rock. Dans la capitale vaudoise et dans toute la Suisse romande, cette réussite fait l'effet d'une bombe. Bien plus que le « Marilisa » de Larry Greco et le « Oh Oui » des Faux-Frères, les deux premiers enregistrements de rockers romands publiés quelques semaines auparavant, « Stalactite » prend très vite la dimension d'un tube majeur, comme le « Apache » des Shadows, le « Telstar » des Tornados ou le « Red River Rock » de Johnny and the Hurricanes.

Le temps des fissures
La vie trépidante s’était muée en cauchemar. Comment payer les hôtels, les taxis, les restaurants? Si cette situation pouvait encore se concevoir pour les Chats Sauvages, bien soutenu par leur management et leur maison de disques, il n’en était pas de même pour les autres et surtout pour les Aiglons, dont les réserves financières étaient à zéro. De retour dans leurs foyers, les Aiglons ne manquèrent pas de travail. Il y avait le troisième disque à préparer pour décembre et, surtout, une nouvelle tournée, en Suisse romande, à mettre au point. Ce périple à domicile, les Lausannois vont le faire en vedette. Cette tournée en Romandie tourna donc… très mal. Pas payés, mal hébergés, les jeunes artistes comprirent très vite que cette nouvelle expérience était mauvaise. A Lausanne, dernier jour de la tournée, les Aiglons jouèrent en ouverture de programme, laissant la vedette du spectacle aux Faux-Frères, l’autre groupe lausannois très connu, pour pouvoir se déplacer à Yverdon et jouer en fin de soirée. Le concert dans la capitale du Nord-vaudois fut un triomphe¸ malgré quelques incidents. Quelques excités lancèrent en effet un œuf sur la guitare d’Antoine Ottino. Ce dernier inaugurait ce soir-là une splendide Fender Jazz Bass, commandée aux Etats-Unis.
aiglons 04Rendez-vous ratés : Les Aiglons, malgré plusieurs concerts en Suisse, en France et en Belgique, semblent végéter. On pense que l’ouverture de l’Exposition Nationale, en avril 1964, va leur permettre de consolider leur popularité. C’est raté. Les organisateurs de la grande manifestation, qui dure pendant six mois, font peu de cas des rockers. Certes, les Aiglons ont donné un petit coup de main à la promotion de l’Expo en publiant « Expo 64 » sur leur deuxième 45 tours. Mais cela ne suffit pas à leur ouvrir les portes de la foire. Pour ne rien arranger, le groupe manque un rendez-vous avec la scène de l’Olympia et oublie de se présenter à un « Musicorama » en direct sur Europe 1! C’est le coup de grâce. Malgré quelques contrats glanés en Allemagne (février 65) et en Italie (juillet 65), les Aiglons décident de stopper leurs activités. Malgré la nouvelle formation, le groupe n'a pas de succès.

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Succès des Aiglons

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