Autres Chanteurs Yéyé

Joe Dassin
joe dassin 01La carrière musicale de Joe Dassin commence sur une blague. Il entonne une folk song américaine « Freight Train », grâce à une amie, Maryse Massiera, une connaissance de Catherine Regnier la secrétaire de CBS Records, afin de garder ce souvenir pour son anniversaire. À l'écoute de la bande, CBS est convaincue de lancer son premier artiste francophone, et signe Joe Dassin en 1964 pour quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight Train ». Après les échecs successifs de ces derniers, c'est finalement « Bip bip » l'année suivante qui s'écoulera à environ 25 000 copies et permettra à Joe Dassin de faire une apparition dans les hit-parades. Fin 1965, Jacques Souplet, nouveau PDG de CBS France, lui présente son futur producteur et ami, Jacques Plait. Le 18 janvier 1966, Joe Dassin se marie avec Maryse Massiera, dont il aura un premier fils, Joshua (mort prématurément en 1973, cinq jours après l'accouchement). Nous sommes en 1975, et à la fin de l'année sort ce qui deviendra son tube référence : "L'été indien". L'année suivante, il enchaînera avec les derniers succès de sa carrière, de « Il faut naître à Monaco » à « Ça va pas changer le monde », en passant par « Et si tu n'existais pas » (repris avec succès par Willy Denzey en 2005 dans une version R'n'b), « Il était une fois nous deux », « À toi »... Au printemps 1977, Joe Dassin divorce de Maryse Massiera, et se remarie dix mois plus tard avec Christine Delvaux, avec qui il aura son premier fils, Jonathan, en septembre 1978. Le second, Julien, verra le jour en mars 1980. Au cours de l'été 1979, Joe Dassin dévoilera en pleine période disco, ce qui restera son dernier succès : « Le dernier slow ». Le 20 août 1980, Joe Dassin meurt à l'âge de 41 ans d'un infarctus à Papeete (Tahiti).

 

Hugues Aufray
hugues aufray 01Hugues Aufray participe à un concours organisé par Europe 1 en interprétant Le Poinçonneur des Lilas, un titre composé par Serge Gainsbourg, qui n’est pas connu à l’époque. Le chanteur rencontre un succès immédiat, ce qui lui ouvre les portes de Barclay. Il enregistre dans la foulée, Y’avait Fanny qui chantait, son premier 45 Tours. Il rejoint Maurice Chevalier à New-York pour le Bal Avril à Paris. Une ville qui l’inspire puisqu’après un bref passage à Paris, il y retourne. Sur place, il fait la connaissance de Peter, Paul and Mary mais aussi de Bob Dylan. Leur même passion pour la guitare sèche réunit les deux hommes. Il revient en France avec l’envie de traduire de nombreux titres qu’il a découvert Outre-Atlantique. Parmi ces chansons, on trouve l’un de ses plus grands succès, « Santiago », sorti en 1961. En 1963, il se lance un nouveau défi et représente le Luxembourg au concours de l’Eurovision, il ne remporte pas la première place mais rencontre un véritable succès. A la suite de cette performance, il monte sur les planches de l’Olympia pour assurer la première partie de Johnny Hallyday. Il monte aussi sur les planches de Bobino. Hugues Aufray souhaite réaliser un de ses rêves en traduisant les chansons de Bob Dylan. Le chanteur collabore avec Pierre Delanoë et Jean-Pierre Sabar pour Aufray chante Dylan. L’album est un véritable succès avec notamment les titres « l’Homme-Orchestre » ou encore « La Fille du Nord ». Un album qui le ramène sur la scène de l’Olympia pour plusieurs semaines. Dès cette époque, il montre un grand engagement pour la paix et contre le racisme. En l’honneur de Martin Luther King il chante « Les crayons de couleur ». Sa notoriété ne fait que grandir. Deux de ses titres phares voient le jour : Céline et Stewball, qui rencontrent un immense succès.

 

Frank Alamo
franck alamo 01Pendant un séjour aux sports d'hiver, il rencontre Eddie Barclay à Val-D’isère qui l'entend chanter des chansons anglaises en français. Il est engagé et prend le nom de scène de « Frank » (raccourci de « François ») et « Alamo » (car impressionné par Alamo, le film de John Wayne, il criait « Alamooo » avant de faire le fou à ski et de descendre à fond les pistes). Il débute dans les années 1960 durant la période des yé-yé, en reprenant en français des succès américains et/ou britanniques. De son répertoire, on retient notamment Ma biche, adaptation française par Vline Buggy de Sweets for My Sweet composée par Mort Shuman pour le groupe The Drifters ; ainsi que des adaptations de chansons des Beatles, Je me bats pour gagner (A Hard Day's Night), et Je veux prendre ta main (traduction presque mot à mot de I Want to Hold Your Hand). Poussé par son ami Patrick Villaret et son directeur artistique Léo Missir, il enregistre plusieurs chansons originales. Frank Alamo se produit en première partie de la première tournée de Sheila nommée La tournée du siècle fin 1963 début 1964. Il passe juste après Les Surfs. À la rentrée 1964 il est sur la scène de l'Olympia à Paris pour un gala consacré aux « idoles des jeunes ». En 1969, il arrête la chanson et exerce par la suite divers métiers allant de la photographie à la direction de la concession Jaguar de Neuilly. Entre 1983 et 1996, il est PDG de l'entreprise automobile française qui produit la « jeep » Dallas, qu'il a racheté et qui devient « Automobiles Grandin ». Près de 5000 exemplaires de cette automobile seront construits entre 1981 et 1998. Durant les années 2000, il revient à la chanson avec la tournée Âge tendre et têtes de bois et assure plus de deux cents galas. Malgré la maladie, il poursuit la tournée de 2006 à 2010.

 

Éric Charden
eric charden 01Nous sommes au début des années 60, la nouvelle vague déferle au cinéma, la période yéyé va bientôt connaître son apogée, E ric Charden est, lui, un auteur compositeur. Il écrit notamment pour Sheila avant de s'offrir ses propres titres. Son premier succès, E ric Charden le connaît en 1967 avec « Le monde est gris, le monde est bleu ». Il est alors poussé par Annie Gautrat qui n'est pas encore Stone (un pseudonyme qu'elle doit à sa coiffure qui ressemble alors à celle du guitariste des Rolling Stones, Brian Jones), mais déjà Miss Beatnik. Il écrit pour elle : « Baby Stone » ou encore « Vive la France ». Ces titres ont un certain retentissement, davantage en tout cas que ses reprises des Beatles ou des Beach Boys. Éric Charden, réticent au départ, accepte finalement l'idée d'un duo, soumise par des amis. « Le seul bébé qui ne pleure pas » est une première chanson commune ; elle figure sur un album de Stone. L'essai transformé, Éric Charden s'essaye à une valse avec « l'Aventura ». La chanson est sur toutes les lèvres en 1971... La légèreté et le romantisme qu'elle dégage séduisent. Le couple s'engouffre dans la brèche en 1972 avec « Il y a du soleil sur la France » et « Le prix des allumettes ». L'année suivante, c'est « "Laisser aller la musique », « L'amour, pas la charité » et naturellement le titre estampillé « Made in Normandie ». Éric Charden, qui renvoie avec Stone l'image d'un couple, aussi épanoui qu'adulé, n'en oublie pas moins sa carrière solo. Un an après « Made in Normandie », il revient avec le disque « 14 ans, les gauloises », suit une comédie musicale en 1975. « Mayflower », crée avec Guy Bontempelli et qui rassemble Patrick Topaloff, Gilles Dreux, Grégory Ken (duo Chagrin d'amour) et Stone, remporte un vif succès.

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Succès de Autres Chanteurs

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